Actualité

En bas de page : les librairies victimes de fermeture

A la suite de l’annonce d’un reconfinement national, Jean Castex a annoncé la fermeture des commerces « non-essentiels » dont les librairies. Néanmoins, le Syndicat National de l’édition refuse cette mesure et appelle le gouvernement à les laisser ouvertes. Survivront-t-elles à la seconde vague ?

« Laissez nos librairies ouvertes »

Dans un communiqué adressé au gouvernement, le Syndicat national de l’édition, le Syndicat de la librairie française et le Conseil permanent des écrivains défendaient la nécessité de maintenir les librairies ouvertes. Titré « Laissez nos librairies ouvertes », le texte revient sur le besoin des français à lire des livres et met en avant le fait que le livre soit le premier produit acheté pendant les périodes de Noël. Les divers mouvements sociaux avaient déjà fragilisé le domaine qui a enregistré un recul de 4,8% en décembre 2019, selon un rapport annuel. Malgré cela, le Syndicat de la librairie française avançait avec optimisme vers 2020, sans prévoir la crise sanitaire. Pendant le premier confinement, elles avaient aussi été forcées à fermer leurs portes. Anne Martel, présidente du Syndicat de la librairie française, s’est exprimée auprès de France Inter sur la perte économique que cela pourrait représenter : « En moyenne, c’est 25% du chiffre d’affaires d’une librairie la fin de l’année ». De plus, elle déplore que cette situation soit « une voie royale pour Amazon ». De l’autre côté, les supermarchés qui vendent aussi des livres pourront rester ouverts. « On a vraiment l’impression d’avoir de la concurrence déloyale car nous allons fermer alors que les hypermarchés ne vendent pas que de la nourriture », s’indigne Christine, libraire au « Dragon savant » au micro du Huffpost.

Le Prix a payé

Dans cette situation assez tendue, plusieurs acteurs du livre se sentent aussi concernés. En marque de solidarité avec les librairies de France, le Prix Goncourt a déplacé sa cérémonie de récompenses jusqu’à ce que les librairies soient ouvertes. Sur le site officiel, les académiciens ne voient pas comment « envisager que le Prix Goncourt qu’ils devaient annoncer le mardi 10 novembre le soit, alors que leurs librairies seraient fermées ». D’une autre manière, les illustrateurs, comme Riad Sattouf ou Joann Sfar, ont aussi fait part de leur soutien à travers leur coup de crayon. Pour aider ces libraires indépendants, le gouvernement français souhaitait mettre en place le « click and collect » ; système numérique permettant de commander un produit et de le retirer en magasin. Mais là aussi, c’est une mesure difficile à accepter, notamment pour Coline Hugel qui explique que « le click and collect ne remplacera pas les échanges » entre consommateur et libraire. Bruno Le Maire, ministre de l’économie française, a lui aussi montré son intérêt pour étudier la réouverture. Il avoue au Figaro que « les librairies sont effectivement un commerce de première nécessité » avant d’ajouter : « Je propose qu’avec le ministère de la Culture, sous l’autorité du Premier Ministre, nous regardions cette question spécifique des librairies ».

Sur cette fameuse question, le débat avance. Néanmoins, l’évolution de la crise sanitaire est incertaine et pourrait enfoncer le secteur du livre si le reconfinement est prolongé.

crédit photo : Pandore Voyage

0 comments on “En bas de page : les librairies victimes de fermeture

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :