90 minutes pour déchanter

Hier soir, les parisiens ont pris place sur les terrasses afin d’assister à la finale de la ligue des champions. Entre attention et amour, larmes et déception.

Ce dimanche 23 août a eu lieu la finale de la ligue des champions, opposant le PSG au Bayern. Inutile de préciser que les parisiens étaient aux rendez-vous. Châtelet, Montparnasse ou même les Champs Elysées, ces nombreux quartier ont ouverts leurs terrasses aux footeux pour profiter de leur soirée comme il se doit. Cependant, tout ne s’est pas passé comme prévu.

Rouge et bleu

C’est aux couleurs de Paris que se sont réunis les supporters. Bières à la main, entres collègues ou entre copains, tous s’attendaient à passer un bon moment. Évidemment, l’adrénaline et la pression étaient également au rendez-vous mais la confiance surpassait !

Ils le disaient : « même s’ils ne font pas un gros score, ils sont assez chaud pour gagner le match. Même d’un but, même au tir au but ! ». Les supporters les encourageaient. Bien qu’ils soient à plusieurs centaines, voire milliers, de kilomètres, les cris de Châtelet se voulaient être entendus. Certains montaient sur des chaises pour faire porter leurs voix et indiquaient des actions aux joueurs. Tout cela, face à l’écran. Drôle de façon de coacher mais très bonne pour se rassurer : à ce moment, rien n’était perdu.

« C’est bon, c’est mort ! »

Après un but de Bayern, les supporters ont vite perdu espoir. Le PSG ne gardait plus le ballon plus de 10 secondes tandis que le Bayern avait opté pour un jeu imparable : l’esprit d’équipe. Tapage de chaise, verres jetés par terre, paris se déchaîne. Certains parisiens ont retirés leur maillot, arguant qu’ils ne veulent plus être assimilés à une telle équipe tandis que d’autres réfléchissaient déjà à faire un prêt à la banque en vue de leur perte aux paris sportifs. De la joie de vivre du moment partagé à la peine de la défaite d’une équipe tant aimée, s’est écoulé 90 minutes.

90 minutes.

Il en faut peu. 90 minutes seulement pour tout chambouler. Une soirée si bien partie finie en tristesse assurée. 90 minutes, ou presque, pour faire pleurer et décevoir. Pour juger bon de partir et tout casser. Pour insulter et piller. Juste 90 minutes. Alors que, 90 minutes plus tôt, ils trinquaient et riaient, ils avaient hâte et y croyaient. 90 minutes plus tôt ils se sentaient invincibles et étaient tous ensemble, en équipe. Il ne fallait que ça, que le temps écoulé.

Malgré tout, c’était chouette.

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