Faire son deuil ?

Le dernier regard, dernier sourire, dernier souvenir. Certains ne s’en remettent pas, d’autres vivent avec, il n’en est pas pour autant évitable.

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants. » disait Jean d’Ormesson. Parmi les auteurs ayant évoqué la mort, il était une figure. Celle du destin, de l’inévitable, celle de l’acceptation. En effet, Jean d’Ormesson n’avait pas peur de la mort : « J’ai beaucoup ri. J’ai ri du monde et des autres et de moi. Rien n’est très important. Tout est tragique. Tout ce que nous aimons mourra. Et je mourrai moi aussi. La vie est belle »

Une réalité

Faire son deuil a de difficile que l’on nous ramène à la réalité : les gens que l’on aime peuvent partir. Et pourtant, tout le monde le sait. Réalité souvent négligée, elle a de bon qu’elle nous invite à vivre et à profiter. Cependant, même si certains ont peur de décéder, que d’autres non, qu’en est-il des personnes qui perdent leurs proches ?

Les larmes coulent et l’on s’en souvient. Des grands parents, des oncles ou même des amis : dire adieu n’est pas donné à tout le monde. Pourquoi ? À force d’éloigner cette réalité, il est arrivé de quitter un proche sur un désaccord, sur une dispute. En se disant « la prochaine fois que l’on se verra je m’excuserai », la douleur de l’adieu et des non-dits est d’autant plus intense.

C’est souvent répété, pour faire son deuil, plusieurs phases sont à passer. La vérité c’est que chaque personne est différente et, même si une personne endeuillée pourra passer par ces phases là, ce n’est pas obligatoire.

L’enfer, c’est les autres

« Non mais ça va, souris, il va pas revenir de toute façon. » ; « oui, bon, ça fait déjà un mois, tu vas t’en remettre un jour ? » ou encore « c’est pas possible que tu sois triste aussi longtemps, on dirait que tu fais exprès. ».

Ces phrases ont réellement été prononcées un jour. Par des personnes qui ont vécu, ou non, un deuil. Par des personnes qui n’ont probablement pas compris qu’un deuil, c’est personnel et que, même si on a besoin d’en parler, personne n’est en droit de remettre en question notre ressenti.

Faire son deuil, c’est propre à chacun. Être triste longtemps, c’est possible. Ne pas l’être, ça l’est également. Nous ne devons pas recevoir de légitimité à souffrir : nous sommes légitimes à contrôler nos sentiments. C’est suffisant, non ?

Prenez-soin de vous,

Jenna

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s