entre eglise et violences policieres

Plusieurs protestations contre les violences policières ont récemment eu lieu. Des représentants de l’Eglise s’expriment à ce sujet.

  • Où se place l’Eglise dans le débat sur les violences policières et le racisme ? 

Soeur Michelle : Je pense que personne ne se pose la question de sa place, elle est contre la violence évidemment. Il me semble qu’on ne peut pas aimer son prochain, et être violent et raciste. Elle n’est pas contre les violences policières en particulier. Après la police doit chercher à faire son travail le mieux possible, comme chacun d’entre nous, dans le respect de chacun. 

Père Angel : L’Eglise se place toujours du côté des victimes, c’est-à-dire que l’Eglise rejette toujours la violence. 

Soeur Danielle : L’Eglise est ouverte à tout le monde et ne peut pas connaître le racisme. Elle lutte contre cela. Les violences policières ont souvent été en réponse à d’autres agressions. Mais cela ne justifie pas la violence de toute façon, c’est mauvais. Si chez les policiers il y en a qui sont brutaux, ils doivent être punis en conséquence. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont tous violents. 

Père Dominique : Dans la mesure où il s’agit d’un débat politique, l’Eglise va être assez prudente. Le pape Jean Paul II a fait des droits de l’Homme, un des grands axes de ses actions publics. Je n’ai pas encore entendu d’opposition officielle de la part de l’épiscopat sur cette question. Il n’y a pas encore de prise de position unanime. Mais je crois que cette question des droits de l’Homme est au centre en tout cas de ma réaction propre. 

  • Pensez-vous que les jeunes catholiques veulent prendre place dans ce débat ? 

Soeur Danielle : Sûrement que les jeunes sont intéressés par cela. Parmi les jeunes catholiques, il y a plusieurs tendances aussi. C’est difficile de parler d’eux d’une manière générale.

Père Dominique : Je pense que les jeunes catholiques en France sont de sensibilité extrêmement diverse. Vous avez dans l’Eglise, des jeunes qui sont plutôt issus de l’immigration, eux-même noirs, qui vont plutôt se tourner vers les victimes des violences policières. Et des jeunes catholiques plutôt issus de la bourgeoisie française, qui sont une grande partie des pratiquants aujourd’hui, qui eux vont se sentir plus spontanément proches de la police. On va avoir beaucoup de mal à intégrer dans leur manière de parler qu’il y a eu de réels débordements et que ces débordements doivent être punis.

  • Ne serait-il pas le moment de montrer les valeurs du christianisme, l’amour, le vivre ensemble, la tolérance dans de telles périodes ?

Soeur Michelle : Oui, bien sûr, c’est toujours le moment de le montrer. Je pense que l’Eglise le montre dans toutes ses oeuvres caritatives. Elle le représente toujours du mieux qu’elle peut.  

Père Dominique : Je souhaiterais qu’il y est une affirmation plus tranchée de la part de l’épiscopat sur ces questions-là. 

Soeur Danielle : J’espère que justement l’après COVID-19 permettra de revoir les valeurs fondamentales du christianisme qui sont enfaite les valeurs des droits de l’Homme.

L’Eglise n’a pas encore fait de déclaration officielle, mais ces divers points de vue montrent le côté où elle pourrait se placer.

Portez-vous bien !

Agathe

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