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La peur du « Je t’aime »

Le pincement au ventre, les mains moites, le souffle coupé. Ces signes ne représentent pas la peur d’aimer, seulement la peur de l’avouer.

« Je t’aime », délicate attention que d’entendre ces mots non loin de soi… et pourtant ! Avouer que l’on aime paraît plus compliqué que d’avouer un crime : comme s’il était criminel de dire adieu à tout signe de machisme et de laisser son cœur vivre comme bon lui semble. Depuis longtemps, la société nous impose un schéma sentimental : tu n’aimeras que celui ou celle qui fera ton bonheur à vie, celui ou celle qui sera là pour toi jusqu’au bout. De ce fait, lorsque nous ne sommes pas prêt à l’engagement, entendre un « je t’aime » peut effrayer. Mais si on arrêtait d’écouter la société ?

Aimer : Éprouver de l’amour, de l’attachement ou de l’affection. (L’internaute)

Dans aucune des définitions qui existent, le verbe Aimer n’est associé à une date limite. Alors oui, cela va paraître étrange mais : aimer un soir, c’est possible. Aimer une journée, c’est possible. Aimer dix minutes, c’est possible.

Alors dire que l’on aime ne signifie pas que l’on veut vivre avec la personne qui le reçoit. Que l’on veut une maison de campagne, un chien, et faire tout plein de petits prénoms composés.

Dire à quelqu’un qu’on l’aime veut simplement dire que, dans le moment présent, celui que l’on vit, c’est la personne qui nous fait du bien, celle que l’on veut protéger et enlacer !

Aujourd’hui, on ne peut plus aimer. On nous a retiré ce droit en collant sur chaque personne aimante l’étiquette de la Niaise, de la Folle. On ne croit plus au coup de foudre et l’on s’interdit d’en vivre un. Pourtant, aujourd’hui comme avant, on a un coeur. Notre coeur bat, vit et nous fait vivre.

J’ai toujours dit Je t’aime trop vite, je ne m’en suis jamais voulu. Parce que j’aime aimer. C’est triste que de garder ce sentiment merveilleux au fond de soi alors qu’une personne serait en capacité de le recevoir. Quand je dis que j’aime, j’aime. Je l’ai déjà dit le matin, le soir, sobre, bourrée, 3 fois en une journée, complètement endormie, et je ne l’ai jamais regretté. Au moment où je l’ai dit, c’était ce que je ressentais.

Même si j’ai longtemps cru bien faire en gardant tout à l’intérieur, non, la société n’a pas fait de moi ce qu’elle voulait. Mon coeur a les muscles nécessaires pour surpasser l’esprit du monde. Maintenant, j’arrêterai de m’interdire d’aimer fort, d’aimer bien. Parce qu’aujourd’hui j’ai compris que s’il y avait une chose merveilleuse dans ce monde, c’était de se laisser aimer.

Gustave Nadeau l’avait bien dit :

« Il faut aimer en ta jeunesse;

Quel nom plus doux peut-on nommer?

Que ferais-tu de mon ivresse?

Près de l’amour, tout sait charmer;

Loin de l’amour, tout est tristesse:

Il faut aimer. »

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