Sebastião Salgado

Avertir sur la déforestation et sur l’absence d’humanité dans le monde : c’est ce que capture Sebastião Salgado à travers son appareil photo.

Né dans une ferme en 1944 au Brésil, Sebastião Salgado a un parcours peu commun. Il a étudié l’économie à l’université jusqu’à décrocher son master. Le pays commence à se développer industriellement et économiquement amenant Sebastião Salgado à devenir militant contre toute forme d’oppression.  Quelques années plus tard, il met le cap sur la France accompagné de sa femme Lélia Salgado où elle finira par devenir architecte et lui doctorant en économie. Ce n’est que bien plus tard qu’il s’aventurera vers la photographie qui finira par être toute sa vie !

« Quand je faisais l’amour à ma femme, du sang sortait à la place de mon sperme » – Sebastião Salgado

Ces paroles montrent à quel point le photographe qui, malgré une très bonne santé, a été touché par une expérience qui a fini par être la plus difficile de sa vie : son voyage au Rwanda. De 1994 à 2000 il a photographié une histoire appelée « Migrations », par cette histoire il a été profondément marqué en voyant la mort par milliers, commençant à perdre espoir en l’humanité.

Un retour aux sources

Suite à cette violente expérience il décida de faire une pause en photographie, car tout ce qui se passait dans le monde le rendait de plus en plus triste. Des paroles qui, tristement s’appliquent encore en 2020 …

« Cette propriété était aussi morte que moi » – Sebastião Salgado

Il retournera au Brésil où ses parents lui ont fait don d’une propriété où, lorsqu’il était plus jeune, plus de 50% était la forêt tropicale contre 0.5% de forêt tropicale sur la même propriété au moment du don dû à la déforestation ! Pour construire et développer : détruire ce qui nous entoure paraît comme la solution la plus évidente…

Pour cela, le couple a décidé de reconstruire cette forêt tropicale en redonnant la vie à cette terre fatiguée. Des centaines de milliers d’arbres de la région ont été plantés et après plusieurs années la nature a repris sa place !

Début de la plantation (2000) et l’aboutissement (2013)

Sebastião Salgado repris la photographie afin d’immortaliser les différents visages de la nature après avoir créé l’institution : Instituto Terra afin de lever des fonds pour des causes environnementales dans le monde entier.

Vous remarquerez que ces photos sont en noir et blanc. J’apprécie particulièrement ce choix, car en plus du talent du photographe, ces couleurs renforcent davantage les traits et caractères de ce qui est représentés. Le message peut dénoncer une violence inouïe, mais étrangement lorsque l’on contemple ces photos, on se perd calmement face à nos différentes émotions.

Si tout comme Sebastião Salgado vous considérez que la protection de notre planète est plus qu’importante, je vous invite à voir son exposition à La Sucrière si vous êtes de passage à Lyon.

L’exposition Genesis : 245 photographies en noir et blanc jusqu’au 26 juillet 2020 !

Sarah.

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